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| | [Flashback] Ah, te revoilà toi!... Mais qui est-tu? | |
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 | Sujet: [Flashback] Ah, te revoilà toi!... Mais qui est-tu? Sam 2 Oct - 1:04 | |
| [Flashback] Ah, te revoilà toi! Mais qui est-tu?Privé: Catharina S. & Millie W. &  « Millie ! Réveille-toi ! Tu vas être en retard à l’école si tu continue à dormir ! Allez hop ! Debout ! »
La tête sur le bureau dans ma chambre, à moitié endormie, je regardai la porte close. Claire criait après moi de l’autre côté pour que je me réveille. Les yeux toujours presque clos, j’essayais de voir quelle heure il était. Je fis un effort qui pouvait être considéré comme surhumain d’ouvrir mes yeux à pleine capacité. Lorsque je remarquai enfin l’heure qu’il était, je sursautai. Comment avais-je pu passer droit ? Maintenant que mes sens se remettaient peu à peu en fonction, mes oreilles captèrent enfin le fameux son que je n’entendais pas deux minutes plus tôt. C’était moi qui avais dormi trop dur. Je n’avais pas entendu mon réveille-matin lorsqu’il avait sonné à l’heure précise. Quelque peu paniquée par l’heure et le temps qui me restait pour être fin prête pour aller à l’école, je commençai à m’activée. Comment avais-je pu être aussi fatigué pour dormir aussi longtemps ? Je jetai un coup d’œil sur mon bureau que je venais de quitter. Le coupable était là, grand ouvert sur le dessus du bureau. C’était de sa faute si je m’étais endormie ailleurs que dans mon lit. Mon cahier de mathématiques était là et j’avais presque l’impression qu’il me narguait. Une bouffée de chaleur me monta aux joues. « Calme-toi Millie ! Quand même ! Ce n’est qu’un stupide cahier de mathématiques. Juste la matière que tu déteste le plus et qui te fais le plus suer. Voyons, ne prends pas les nerfs que pour ça ! » Je sentais le feu de mes joues se calmer un peu. Un coup d’œil à mon cadran me rappela que je devais faire vite.
Habillement du jour, un jean et un chandail à manche longues noirs. Mes cheveux ? Une simple queue de cheval faisait l’affaire. Je ne pris pas le temps de faire autre chose. Enfin si, une. Je ramassai mes cahiers qui se trouvaient un peu partout dans ma chambre et je les fourrai tous dans mon sac. Tout était sans dessus dessous. Je descendis au rez-de-chaussée en dégringolant les marches. C’est bien là que je failli tomber aussi, mais j’étais tellement à la dernière minute que ça ne me préoccupait plus. Certaine d’arrivée en retard à mon premier cours, je ne pris pas la peine de manger un brin. Je demandai à ma mère adoptive d’aller me reconduire à l’école en vitesse.
C’est souvent dans les moments où nous sommes pressés que les gens s’arrangent pour être lent. Essayant de prendre mon mal en patience sur le banc passager, j’attendais impatiemment qu’un feu de circulation tourne au vert. Mes doigts se mirent involontairement à tambouriné sur le siège.
« Millie, calme-toi ma belle. Tu vas arriver à temps à l’école. Il te reste encore un peu de temps quand même. »
Elle avait raison. Pourtant, je ne déstressais pas pour autant. Le souvenir de mon devoir incomplet en mathématique dans mon cahier revenait me hanter. J’avais aperçue que je n’avais pas terminé juste en le fermant et en le mettant dans mon sac. Au moins je ne débutais pas en maths, mais c’était quand même à ma deuxième période de la matinée. Je savais que je n’aurais pas assez de temps pour le finir lors de la pause. Juste ça suffisait à me donner un sang d’encre. J’avais été avertie par mon professeur que si je ne réussissais pas mes exercices que j’aurais besoin de cours supplémentaire. Je trouvais déjà que c’était une corvée se pointer dans son cours, imaginer si j’étais obliger de suivre des cours particulier en plus. Je mourrais sûrement ! Le feu était vert. Claire appuya sur l’accélérateur, me faisant décrisper un peu. J’étais incroyable je le sais. Je redoutais vraiment cette heure fatidique où le professeur de maths m’annoncerait que je devrais suivre des cours avec lui le soir. Kristina me disait que ça serait une bonne chose, mais moi je ne voulais pas. J’étais certaine que c’était le pire châtiment qui puisse exister. Je souffrais en silence de mon incapacité à résoudre des équations. Nous finîmes par arriver à l’école. Claire trouva aisément un stationnement et je pus enfin débarquer. Je refermai la porte et je me dirigeai vers l’école.
« Millie, tu oublies ton sac ma grande ! », me criait Claire depuis la voiture.
Quoi ? Je me retournai et je vis ma mère qui me montrait mon sac. Maugréant contre moi-même, j’allai chercher mon sac. Ma mère me souhaita bonne journée et je repartis à la course vers l’école. La cloche ne tarderait pas à sonnée et je n’étais même pas prête encore. Courant pour arrivé à l’heure, je me dépêcher de passer à mon casier pour y déposer mes affaires inutiles pour mon cours de français et je repartie au quart de tour pour le cours. J’arrivai au même moment que la cloche dans la classe de français. J’allai directement à ma place. Je sentais le regard de monsieur Brown diriger vers moi. Essayant de me faire discrète, je pris mon trou et j’attendis la fin du cours. Cependant, je n’eus pas le loisir de pouvoir patienter.
La cloche raisonna de nouveau. Déjà ? Le cours avait passé drôlement vite. J’ouvris les yeux et je me rendis compte que ma tête était posée sur le bureau. Est-ce que ça voulait que..? "Effrayée", je me redressai. Combien de temps avais-je dormie ? Honteuse de ce que j’avais fait, j’essayai de ramasser mes effets le plus rapidement possible et j’essayai de me glisser hors de la classe en douce.
« Mademoiselle Wilson, veuillez rester ici je vous pris. »
Ah, zut ! Il m’avait vu. Je tournai les talons et je revins dans la classe. Je gardai les yeux rivé sur mes cahiers que je gardais collé sur ma poitrine. Il attendit que tous les élèves soient partit avant de commencer à me parler.
« Qu’est-ce qu’il se passe Millie ? Tu as dormie dans mon cours ! Étais-je si ennuyant ? »
Je me mordillai la lèvre inférieure.
« Non, bien sûr que non…
- Alors qu’est-ce que c’était ? Ce n’est pas toi ça !
- Je sais monsieur Brown. J’ai seulement travaillé toute la nuit sur mon devoir de maths et…
- Vous avez travaillé toute la nuit ?
- Oui.
- Vous savez ce que ça fait à votre organisme ?
- Vaguement… »
Monsieur Brown soupira.
« Mais je n’avais pas le choix…
- On a toujours le choix Millie. »
Je ne savais plus trop quoi dire. Je le vis songeur. Quelques secondes supplémentaires s’écoula avant qu’il ne repris parole.
« Tu devais bien te douter que cet acte ne resterais pas impuni. Pour conséquence, tu devras me faire un résumer complet de cinq pages sur le livre que nous sommes en train de lire.
-Mais…
- Je veux tout y retrouver, le résumer, mais également tes impression, tes réactions, tout ! Suis-je bien clair ? »
Je grognai discrètement. Ce n’était pas juste !
« Suis-je clair Millie ?
- Oui monsieur Brown.
- Bien, tu peux y aller maintenant. »
Furieuse, je retournai vers la porte.
« Millie, tes cahiers. »
Hein ? Je les avais déposés ? Je baissai la tête pour regarder mes bras. Ils étaient vides. Je revins de nouveau vers mon professeur, je ramassai mes cahiers et sans plus lui accorder un regard, je sortis de la classe. Marchant dans les corridors, j’essayais de me calmer un tantinet. Je me mis à réfléchir à ce que j’avais ensuite. Math. Tout pour bien aller dites donc ! En plus je n’avais pas finit mon devoir. J’étais décidément un cas désespéré… |
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 | Sujet: Re: [Flashback] Ah, te revoilà toi!... Mais qui est-tu? Mer 6 Oct - 20:33 | |
| Ce n'était pas possible. Il fallait quelqu'un pour venir me pincer, me secouer pour être bien certaine de me réveiller. Comment, en une journée si tranquille et ordinaire au lycée, pouvais-je imaginer une seule seconde recevoir un tel choc. Et... je ne savais pas comment réagir. Où était Étienne lorsqu'il le fallait! Lorsque j'avais besoin de partager mon incompréhension, ou qu'il m'assure que je ne rêvais pas... Et pourtant, tout avait commencé en journée comme les autres...
Je m'étais réveillée le matin avec une chanson de Bon Jovi à la radio; je m'en souviens très bien.. Il y avait pas de meilleure façon d'immerger aussi doucement. J'avais pris le temps de tourner quelques minutes dans mon lit, m'entortillant dans mes couvertures jusqu'à la fin de la chanson. Et lorsque l'animateur agaçant commença à s'écrier que notre société était merdique et allait devenir aussi pire que la Grèce, je dus entreprendre le long périple de me dégager de mes couvertures. Et un agacement rageur s'empara de moi en voyant que, ce matin là, j'étais bien prise. En grognant, sentant la fumée me sortir par les oreilles, je battais des pieds dans le but de jeter tous mes draps au sol. Aussitôt un bras dégagé, je fermai la radio d'un geste vif avant de me laisser retomber dans les oreillers. Je me concentrai alors pour me calmer, respirant calmement même si j'entendais encore la voix stridente parler d'un état socio-économique comme la Grèce qui ne finissait pas de m'agacer. En quoi la Grèce était si pire, d'abord....
Encore un des effets secondaires de mon anniversaire de 15 ans... C'est vraiment utile de décrire? Rage, fureur et colère inexpliqués... Vive moi! Et pourtant, à chaque fois, comme à ce moment-là, je me sentais si triste de ne pas pouvoir me contrôler mieux... Et je ne pouvais faire autrement que d'endurer... Et de faire comme si de rien n'était comme tous les écoliers normaux... Et me tirer du lit pour aller en classe. J'aimais bien l'école. J'aimais apprendre, ce n'était pas un problème. Et de toutes manières, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire plus tard. Surtout pas avec ma situation actuelle.... Je ne pouvais même pas l'imaginer!
Non, le soucis était que pour me rendre à l'école, je devais traverser ma maison. Vide... Silencieuse... sauf pour les quelques videos de famille que ma grand-mère écoutait de temps en temps en pleurant seule. Mes parents ne sont jamais là, donc ne vous posez même pas la question. Si avant j'avais toujours un repas prêt pour moi lorsque je me levais et que je revenais de l'école, je devais me débrouiller seule et même faire ma propre épicerie... Ma propre lessive... J'avais l'impression de vivre seule. Parfois, ça a ses avantages, mais la plupart du temps, comme ce matin, j'aurais aimé que ma mère vienne me demander comment j'avais dormi...
Je me rendis à l'école, normalement. Croisant les personnses que je croisais normalement. Par contre, une fois au Lycée, la secrétaire du directeur m'intercepta. Elle m'annonça que mon professeur de français était parti en congé de maladie indeterminé et que le remplaçant qu'ils avaient trouvé ne pouvait donner le cours à la même heure. À cause de mes autres options, ils ne pouvaient pas modifier mon horaire pour que je puisse rester dans ce groupe et je devais changer pour être avec M. Brown.. Ce n'était pas vraiment dramatique pour moi; M. Brown avait été mon enseignant l'année précédente et je connaissais bien comment il enseignait.
"C'est simple, Catharina. Tu n'as qu'à demander la permission à tes parents pour le changement - procédure administrative - et tu peux retourner en classe."
Haha... Ce n'est pas si simple avec des parents injoingnables. Ma patience et mon self-controle furent mis à rude épreuve... Il fallut presque 30 minutes pour que je réussisse à parler à l'assistant de ma mère (inutile de demander pour mon père) qui prit 5 secondes pour accepter avant de raccrocher. Je posai alors le combiné à mon tour, plus brusquement que je ne l'aurais souhaité. Evidemment, j'arrivai en retard en classe... Le cours était assez long, comme tout bon cours de français qui se respecte. Mais heureusement, le retard et les quelques minutes que je dus prendre pour me calmer firent passer le temps plus vite que je ne l'aurai scru.
« Mademoiselle Wilson, veuillez rester ici je vous pris. »
Wilson?... Je ne connaissais pas, mais ce n'était pas surprenant puisque j'étais dans une nouvelle classe. Suivant la foule qui se dirigeai hors de la classe, je pris rapidement mes livres pour sortir lorsque j'entendis;
« Qu’est-ce qu’il se passe Millie ? Tu as dormie dans mon cours ! Étais-je si ennuyant ? »
Mon coeur s'arrêta quelques secondes, ratant quelques battements. Mais même avec la folle envie que j'avais de me tourner, une petite voix en moi me disait que c'était inutile. Il devait y avoir des centaines de Millie sur la planète. Si mon amie n'était pas revenue avant, pourquoi le serait-elle maintenant... et sous un autre nom. Non, je ne devais pas regarder... Je me ferais sans doute plus mal que de bien...
« Non, bien sûr que non…
Je m'immobilisai juste devant la porte, bloquant le passage. Je connaissais cette voix... Je connaissais cette Millie. J'étais tellement sous le choc... Je ne réagis même pas lorsqu'on me poussa sur le côté pour libérer la porte. Mais en fonçant dans la porte ouverte, je tournai la tête pour poser les yeux sur... Millie.
Bouche-bée, j'attendis la fin de leur conversation avant de retrouver l'usage de mes membres. C'était Millie... Elle... Elle était revenue... Je devrais être contente de la voir, de la retrouver. Et pourtant... La pression dans ma poitrine me montrait le contraire... Pourquoi ne m'avait-elle pas appelé? Je n'étais pas au courant... Et si Étienne était au courant, pourquoi ne m'avait-il rien dit... Mon coeur se serra encore plus lorsqu'elle quitta la classe sans même me regarder. Pas un seul regard, et elle passa à côté de moi comme si je n'existais même pas. Je la regardai alors s'éloigner en sentant des larmes monter me chatouiller le nez...
"Tout vas bien, Catharina?", me demanda, avec un petit inquiet, l'enseignant..
Je repris mes esprits, ravalant mes émotions avant de répondre;
"Oui, bien sûr. Je croyais avoir oublié quelque chose. Aurevoir, Mr. Brown."
Rapidement, je fis le pas qui me permit de traverser le cadre de porte cherchant Millie du regard. Elle s'éloignait rageusement dans le corridor. Et la voyant dos à moi, s'éloignant, comme un fantôme qui me fuyait encore, je sentis une colère trop commune monter en moi.
"Mil!"
Pas de réponse....Non mais... Non! Elle n'allait pas rire de moi plus longtemps! Je m'étais inquiétée si longtemps pour elle! Je l'aimais tellement! Elle était ma meilleure amie! Et elle osait m'ignorer!
"Millie!"
À grand pas, je me dirigeai vers elle en serrant des dents. Je dus presque courir pour la rejoindre. Et, quelques mètres derrière elle, je m'exclamai;
"Millie Jezabelle Carrington! Ou Wilson, peu importe!..."
Après quelques pas, je lui tirai sur le bras pour la retourner vers moi. Je la fixai, tremblant presque autant de rage que de douleur. C'était bien elle. Elle était réelle. Je pouvais la toucher, et elle était pareille que dans mes souvenirs... J'étais incapable de détourner les yeux d'elle, l'agacement laissant la place à un profond désespoir. Je l'avais si longtemps attendue... Pour lui raconter tout... Pour ne plus être seule et... La voix brisée, j'ajoutai;
"Tu es là.... Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu étais revenue... Tu aurais pu appeler... Ou appeler Étienne... Millie, bon sang... "
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 | Sujet: Re: [Flashback] Ah, te revoilà toi!... Mais qui est-tu? Lun 1 Nov - 20:09 | |
| Je rageais intérieurement. Quand une journée commençait mal, il n’y avait aucun moyen pour qu’elle s’arrange. Non, vraiment ! Je me réveille en retard, je n’ai pas vraiment le temps de faire mon travail de math, je m’endors dans le cours de français et j’ai l’impression que tout le monde à quelque chose contre moi. Sérieusement, la journée s’annonçait presque facile ! Évidemment pour ce que j’ai dit à propos de ma journée c’était sarcastique. Elle était loin de s’annoncer facile et reposante. Ce que j’avais hâte que ça soit terminé pour que je puisse retourner me coucher et espérer que demain soit un meilleur jour. J’avais beau rêver de ça maintenant, je savais qu’il me restait une journée à franchir dans l’état que j’étais présentement. Ça s’annonçait vraiment long et épouvantable.
Marchant d’un pas rageur et rapide dans les corridors, j’essayais de me convaincre de me calmer. Pas évident, mais je devais bien essayer. Je me forçai de prendre de grandes respirations même si je n’avais qu’envie de frapper les murs et crier à l’injustice. J’avais vraiment envie de hurler. Hurler comme je ne l’avais jamais fait. Hurler jusqu’à ne plus avoir de voix, jusqu’à ne plus ressentir la souffrance que j’éprouvais d’être la personne que j’étais depuis deux ans, depuis l’accident. Je me remémorai l’accident qui avait eu lieu il y avait deux ans. Cela avait été le moment qui m’avait séparé de ma famille d’avant et celle de maintenant. Deux ans, vous vous rendez compte ? Les Wilson avait beau me vouloir tout le bien du monde, on ne remplace pas la vraie famille.
"Mil!"
Je fis comme si je n’avais pas entendue. De toute façon, ça pouvais aussi bien être une Emilie a qui on voulait parler. De toute façon, je n’étais pas d’humeur à parler à qui que se soit. Je continuais de marcher.
"Millie!"
Millie. Je savais que c’était mon prénom. Peut-être y avait-il une autre fille qui portait ce nom. Je me bornais à ne rien entendre. Je ne voulais pas qu’on rit de moi encore. Je ne le prendrais pas aujourd’hui. La voix s’était rapprochée. Je commençais à me douter que c’était à moi qu’on parlait.
"Millie Jezabelle Carrington! Ou Wilson, peu importe!..."
La voix était carrément derrière moi. Avec le Wilson, j’étais certaine que c’était à moi qu’on adressait. Serrant mes cahiers sur ma poitrine pour ne pas les échapper ou les oublier une autre fois. J’allais me retourner quand quelqu’un m’agrippa par le bras et le fit pour moi. Je me retrouvai face à une fille de mon âge qui semblait enragée. En fait ses émotions changeaient dans son visage et son regard. Mais qui était-elle pour m’agripper comme ça ? Moi j’étais fâchée. Le visage sévère, les yeux rempli de colère je continuais de la regarder.
"Tu es là.... Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu étais revenue... Tu aurais pu appeler... Ou appeler Étienne... Millie, bon sang... "
C’était quoi ces âneries ? Que j’étais revenue ? L’appeler ? Pourquoi je l’aurais appelé, je ne la connaissais même pas. Je la regardai d’un œil suspicieux. Peut-être qu’elle était de ces personnes qui me chassais durant les soirs de pleines lunes. Peut-être était-elle là pour me faire avouer que j’étais bien un lycan et elle me tuerait après. Sa voix était brisée. Comme si elle me connaissait et que je la blessais. Je serrai les dents. Je ne savais plus comment agir.
« Pourquoi aurais-je dû t’appeler ? Je suis revenue d’où ? Qui est Étienne, mais qui es-tu toi bon sang à la fin ? Qui es-tu pour te permettre de me crier comme ça dans les corridors, de m’agripper comme si on était de bonnes vieilles amies ? »
J’avais un ton froid et cassant. Ce n’était pas vraiment volontaire. J’étais fâchée certes, mais aider de mon ami le lycan, c’était facile de paraître plus fâchée que ce que j’étais. Il me donnait une force pour l’être.
« Tu m’excusera, mais j’ai d’autre choses à faire. »
Je retournai les talons et je recommençai à marcher la laissant seule derrière moi. J’avais vraiment, vraiment hâte de rentrer à la maison. Retourner me coucher et faire comme si cette journée ne c’était jamais passée. |
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 | Sujet: Re: [Flashback] Ah, te revoilà toi!... Mais qui est-tu? Mer 3 Nov - 15:49 | |
| Elle me regardait avec une colère que je ne lui reconnaissais pas. Surement comme elle ne reconnaissait pas celle qui avait animée mes gestes quelques instants plus tôt. Mais bien plus que cette surprise, j'étais presque bouleversée de voir le manque d'émotion contraire sur son visage. Elle me regardait comme si j'étais une inconnue sur la vie qui venait l'agacer pour lui vendre une revue quelconque. Elle me regardait comme si j'étais une menace pour elle, avec un regard agressif.. Et sa voix froide me transperça comme une flèche en plein coeur;
« Pourquoi aurais-je dû t’appeler ? Je suis revenue d’où ? Qui est Étienne, mais qui es-tu toi bon sang à la fin ? Qui es-tu pour te permettre de me crier comme ça dans les corridors, de m’agripper comme si on était de bonnes vieilles amies ? »
Je restai bouche-bée, la regardant sans aucun doute comme si elle débarquait d'un autre système solaire. Je clignai plusieurs fois les yeux en avançant le visage comme pour tendre un peu plus l'oreille. Je devais avoir mal entendu, ce n'était pas possible... Mes yeux foncés s'écarquillèrent dans une expression profondément déconcertée. Elle rigolait. Elle s'était découvert un sens de l'humour noir qui me faisait rire jaune. Je ne voyais pas d'autre explications. Et je ne pu ramasser mes esprits pour lui répondre avant qu'elle n'ajoute;
« Tu m’excusera, mais j’ai d’autre choses à faire. »
Une vague de fureur monta en moi. Là, c'était simplement ridicule! Elle n'allait certainement pas me faire passer pour une imbécile et s'en aller comme ça. Me laisser en plan comme si je n'étais rien d'autre qu'un colporteur. Avec quelques pas rapides pour la rejoindre, je la repris par le bras pour le retourner vers moi plus brusquement cette fois, m'exclama avec une voix forte;
"Oh non, tu vas pas partir comme ça!"
Je lâchai son bras, certaine qu'elle m'aurait dégagé de toutes manières dans la seconde qui suivait, et levai un doigt devant son nez, mon visage devenant rouge de colère;
"Tu vas arrêter de jouer à l'innocente! Qui est Étienne? Qui je suis? Elle est bonne celle-là! Tu peux t'amuser à ignorer ta vie avant ton accident si tu veux, mais ne me prend pas pour une conne! Si tu ne veux plus de mon amitié, t'avais qu'à le dire et j'vais te laisser tranquille! Ca m'aurait éviter de passer autant de toi à m'inquiéter pour toi!"
D'un geste brusque, je tirai mon agenda scolaire de mon sac à dos qui avait glisser jusqu'au sol, entre mes jambes. Puis, arrachant presque violemment une photo collée à l'intérieur du carton de couverture, je la lui lançai dessus. Et elle tomba par terre, image sur le dessus. C'était une photo de Millie et moi qu'elle m'avait offert. Nous avions accompagné ma mère dans les studios d'un talk-show, et la photo avait été prise dans la loge par une des maquilleuses. Une vraie de vraie loge, avec le miroir avec les ampoules tout le tour et tout. Millie était si excitée qu'elle m'avait fait imprimé la photo avec un petit mot pour me remercier de l'avoir invité. Et je l'avais toujours gardé avec moi depuis ce temps là, y trouvant un peu de réconfort... Mais plus maintenant.
Je repris mon sac d'un geste rageur, sous le regard étonné des autres élèves qui passaient dans les couloirs. J'avais toujours été la fille plus discrète, plus sage... Il devait être surprenant de me voir sortir de mes gonds... Ce n'était pas vraiment une surprise pour moi. Mais où était Etienne, bordel!! Une voix s'éleva derrière moi;
"Calmez-vous, jeunes filles ou je vous envoie chez le directeur, c'est compris?"
Ce cher monsieur Brown... Je lui aurais bien arraché la tête à ce moment-là. Je n'osai même pas tourner la tête vers lui pour cacher le regard haineux qui lui aurait été réservé. Je me contentai donc de jeter un dernier regard furieux à Millie avant de lancer;
"Tu m’excusera, mais j’ai d’autre choses à faire."
J'avais eu envie de cloturer le tout en lui crachant dessus, mais même dans mon manque de self-control "lycanesque", j'étais consciente que c'était bien au dessus de ce que je désirais vraiment. Qu'elle ne veule plus de moi? Bien! C'est pas avec un caractère de cochon comme ça qu'elle allait se trouver une autre amie!... Moi non plus d'ailleurs. Je lâchai un soupir enragé avant de faire demi-tour pour partir complètement dans la direction opposée d'où je voulais aller. Oh et pis à quoi bon de rester ici! J'allais tuer quelqu'un avant la fin de la journée si les gens commençaient à chuchoter dans mon dos comme ils savaient tous si bien faire! Bande d'imbéciles!
Je décidai donc, pour mon propre bien et celui des autres élèves, de changer de direction vers la porte qui menait à l'extérieur. L'air frais me fit aussitôt du bien, calmant un peu mes nerfs, alors que je me dirigeais vers le parc de l'école des plus jeunes, prenant place sur une des balançoires. Une fois installée, je ne me retins pas plus que 5 secondes avant de hurler de tout mes poumons pour faire sortir un peu de rage, laissant de plus en plus de place pour la douleur du vide encore plus grand dans mon coeur. |
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 | Sujet: Re: [Flashback] Ah, te revoilà toi!... Mais qui est-tu? Lun 17 Jan - 2:48 | |
| Comme je m’étais retournée rapidement, je n’avais pas vu si elle était fâchée ou si une autre émotion avait passé sur son visage. De toute façon, je m’en fichais. Je ne connaissais pas cette fille-là. Avec la façon dont elle m’avait abordé et accroché, il était certain que je ferais rien pour m’engager dans une amitié avec elle. Non, mais quand même ! Il y avait des limites à agripper les gens comme ça ! En marchant, je tapais du talon le sol. S’il avait été vivant, il aurait terriblement souffert tant je me donnais à cœur joie de marcher fort. Mon esprit refusait d’écouter une petite voix qui me disait que j’en faisais trop et que je devais au plus vite me calmer. Cependant je n’étais pas d’humeur à l’écouter cette petite voix de la raison. Ça me faisait plaisir d’être en rogne, allez savoir pourquoi. Sûrement à cause de lui… Je sentis une pression sur mon bras et une force qui me retournaient. Encore. Je me retrouvai de nouveau face à cette jeune fille qui se disais me connaître et être mon amie.
"Oh non, tu vas pas partir comme ça!"
La jeune fille me relâcha rapidement. Son visage était rouge tomate. Elle n’était pas la seule à être fâchée. Ma colère grandissait en moi. Le comportement de la jeune fille ne m’aidait aucunement à me calmer. Heureusement pour moi, lorsque j’étais fâchée, le rouge ne me montait pas au visage comme elle. On pouvait remarquer que j’étais fâchée par mes traits du visage, mais pas parce que j’étais devenue rouge. Quoique… En y réfléchissant bien, ça devait quand même me monter au visage puisque parfois on me disait que je rougissais lorsque j’étais gênée. Néanmoins, c’était toujours moins que la jeune fille. Elle leva un doigt devant mon visage, j’eus envie de répliquer quelque chose, mais une force intérieur m’en empêcha, j’ignorais pourquoi.
"Tu vas arrêter de jouer à l'innocente! Qui est Étienne? Qui je suis? Elle est bonne celle-là! Tu peux t'amuser à ignorer ta vie avant ton accident si tu veux, mais ne me prend pas pour une conne! Si tu ne veux plus de mon amitié, t'avais qu'à le dire et j'vais te laisser tranquille! Ca m'aurait évité de passer autant de toi à m'inquiéter pour toi!"
Elle semblait vraiment fâchée que je ne la connaisse pas ou du moins que je ne la reconnaisse pas. Elle me parla rapidement de l’accident. Ignorer ma vie d’avant. Ce bout de phrase résonna dans ma tête et vint me planter un pieu au cœur. Comme si je faisais exprès de ne pas me souvenir de mon enfance. Comme si tout ça était volontaire. Comme si je faisais exprès de tout oublier. Mon visage changea rapidement d’émotion, passant de la colère à l’incompréhension totale. Qui était-elle ? Pourquoi me parlait-elle de l’accident ? Qui était cet Étienne ? Notre amitié ? Quelle amitié avions-nous eu auparavant ? Elle pouvait me mentir comme bon lui semblait. Elle pourrait aussi bien être ma pire ennemie et je pourrais la croire puisque j’ai tout oublié. Je ne niais pas volontairement de la connaître. Je n’avais simplement aucun souvenir. S’inquiété pour moi… À part les Wilson, plus personnes ne se procurait que j’existe ou pas.
Je la regardai tirer violemment son agenda de son sac qui glissa au sol. Elle l’ouvrit avec colère et arracha quelque chose à l’intérieur. Elle me la lança et sous le choc, je ne pensai pas à attraper la photo. J’avais pu voir mon portrait et le sien. Les deux sur la même photo. En un éclair, mais je l’avais quand même aperçue. Elle reprit son sac et je ne fis aucun mouvement. J’étais vraiment sous le choc. Je ne comprenais pas à tout ce que ça rimait. Je n’arrivais pas à croire qu’elle avait été mon amie par le passer. Ce n’étais plus parce que je la trouvais insolente, non, c’était parce que je retrouvais un élément de mon passé. Le passé perdu à jamais dans un abime profond. Dans un gouffre insurmontable. Je me souvenais d’avoir demandé à Kristina de me dire comme était mon passé si elle savait quelque chose. Elle n’avait jamais voulu pour mon bien disait elle.
Me sortant de ces pensées, je jetai un coup d’œil furtif aux personnes qui nous entouraient. Plusieurs personnes nous regardaient. Pourquoi ? Je l’ignorais. Ce que je savais par contre, c’était que nous attirions leur attention… Les petits murmures qui s’échangeaient eurent le don de m’agacer. Ils semblaient tous comprendre plus ou moins ce qui se passaient. Savaient-ils eux aussi que cette fille était mon amie avant ? Pourquoi personne n’avait daigné me le dire ? Étais-je si soupe au lait pour qu’on ne me dise rien ? La fille dont le nom m’était toujours inconnu ramassa son sac.
"Calmez-vous, jeunes filles ou je vous envoie chez le directeur, c'est compris?"
Monsieur Brown se tenait derrière Catharina. Elle leva son regard vers moi, empli de fureur avant de m’annoncer :
"Tu m’excusera, mais j’ai d’autre choses à faire."
En temps normal, j’aurais sûrement souris, mais avec cette situation là, je ne pouvais pas. Elle soupira et partit dans la direction opposé à celle que nous suivions plus tôt. C’était à mon tour de se faire planté là. Je n’avais sûrement pas le même sentiment au cœur par contre. J’aurais pu mettre cet évènement sur le fait que j’avais un lycan ou parce que je n’étais pas d’humeur depuis que j’étais levée, mais il me semblait que mettre la faute sur ça était une fausseté. Ce n’étais pas à cause de ma mauvaise humeur, ni à cause que je m’étais levée du mauvais pied. Ça l’avait été comme ça point. Je me penchai pour ramassai la photo qui trainait toujours sur le sol. Accroupie, je regardais la photo avec un pincement au cœur. J’avais envie de fondre en larmes. Mais où était passé ces si beaux souvenirs ? Pourquoi me les avait-on ravis comme ça ? Qu’avais-je fait ? La culpabilité me gagna en lisant le texte sur la photo. C’était bel et bien mon écriture dessus. « À ma meilleure amie sur la terre entière. » Cette fille n’avais pas été que mon amie, elle avait été ma meilleure amie. Elle avait sans doute été une des personnes avec qui j’avais eu le plus de complicité. Qu’était-il arrivé après mon accident ? L’importance que la jeune fille avait put avoir dans ma vie commençait à germer dans ma tête. J’étais en quelque sorte démolie. Que lui était-il arrivé ? Que m’était-il arrivé ? Cette fichue amnésie me pourrissait la vie qui était déjà pourrie par la lycan. Je ne désirais cependant pas m’étendre sur mon sort. Ça m’était arrivé point. J’en avais pratiquement fait tout mon deuil. Pratiquement. Je ne pouvais m’en défaire totalement à cause du lycan et de mon amnésie justement. Sales pourritures…
Les larmes me menaçaient de commencer à couler. Je cessai de regarder la photographie et je me relevai. Monsieur Brown c’était rapproché de moi. En me relevant, j’eux sa main dans mon dos. Que faisait-il là lui ? J’avais envie d’être brusque, mais comme c’était un professeur, je me retins. Je tenais toujours mes cahiers dans mes bras et je posai la photo par-dessus. Je commençai à marcher, la tête basse vers l’endroit qu’avait disparu ma meilleure amie d’autre fois. Je me sentais vraiment mal. Pourquoi avais-je fallu que je tombe sur elle aujourd’hui ? Il me semble que si c’était arrivé une autre journée que celle-ci ma réaction aurait été moins pire. Bien moins pire… Je marchais rapidement. J’avais hâte de sortir de l’école. Tous ces regards posés sur moi me faisaient paniquer. Je suffoquais ici. Je devais sortir et vite fait. Je me disais que je pourrais aller la voir et… m’expliquer.
En poussant les portes, j’eus le temps de faire quelque pas avant d’entendre un cri époustouflant. Il était vraiment puissant. Je fis des pas supplémentaires pour voir la provenance du cri. Je me guidai au son le temps avant que la sonorité disparaisse. Je réussis à voir au loin une jeune fille assise sur une balançoire. Tout à coup l’idée d’allé la voir ne me plaisait plus. Si c’était à cause de moi – j’étais convaincue que c’était de ma faute – qu’elle était dans cet état, je devais au moins allée la voir, mais elle me rejetterait sûrement. Un coup d’œil à la photo me redonna un petit brin de courage. Je serrai mes cahiers contre moi et je fonçai la retrouver. Mon courage me laissait tomber, mais je refusais de laisser tomber.
La distance entre elle et moi c’était réduite trop rapidement à mon goût. J’avais eu beau essayer de prévoir mes paroles, rien ne m’étais venu en tête. J’étais carrément découragée. Qu’est-ce que je pourrais lui raconter pour qu’elle ne m’envoie pas promener comme je l’avais si bien fait ? J’étais maintenant devant elle. Je ne pouvais plus reculer.
« Excuse-moi… »
J’aurais bien ajouté son nom, mais il m’était inconnu.
« Excuse-moi, je voudrais te formuler des excuse convenable, mais j’ignore ton nom et… »
Je réfléchissais et je me trouvais minable. Je lâchai un soupir.
« … mais je n’ai pas besoin de savoir ton nom pour te demander pardon pour ce que j’ai pu te faire. Je suis désolée. C’est simplement mal tombé… »
J’étais mal à l’aise et j’espérais que ça ne se démontrais pas trop. J’étais honteuse, vraiment de ce que j’avais pu faire, mais c’était fait et tout ce que je pouvais espérer c’est d’améliorer la situation. [Han je suis tellement désolé d'avoir mis autant de temps :S] |
|  | | | | [Flashback] Ah, te revoilà toi!... Mais qui est-tu? | |
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