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| | Une fin de journée dont je me serais bien passé ! [PV Dean B. ] | |
| | Auteur | Message |
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Ambre McLean« Les apparences . . . » ♦ Messages: 743 ♦ Avatar: Deborah Ann Woll ♦ Âge: 23 ans / 75ans ♦ Citation: "On ne voit bien qu'avec le coeur" St Exupéry
« . . . sont parfois trompeuses ! » ♦ Je fais partie: de la Meute des Aigles. ♦ Demandes de RP: Ouvertes ✔ ♦ Hors-jeu, vous pouvez m'appeler: Claire
 | Sujet: Une fin de journée dont je me serais bien passé ! [PV Dean B. ] Ven 12 Nov - 17:58 | |
| Quelle journée de folie ! Il était plutôt rare que je quitte en retard mon travail, et encore plus rare que je me sente aussi lessivée après une simple journée de travail. Mais évidemment, elle n’avait rien eu de simple ! Comme tous les jours, j’étais arrivée à l’heure, je m’étais changée, j’avais été faire le tour des cages des félins, je les avais libérés dans leurs parcs respectifs, puis j’avais été chercher leur petit-déjeuner. La nourriture est le seul élément vraiment physique de mon travail puisque mes petits protégés qui n’ont de petit que le nom dévorent plusieurs centaines de kilos de viande chaque jour. Charge alors à mes petits bras de la transporter au moyen d’une invention phénoménale dont je louais chaque jour l’audacieux créateur à savoir : la brouette ! C’était peu avant midi que tout avait dérapé. Une lionne était tombée malade, j’avais dû l’anesthésier, après avoir écarté le reste du groupe de fauves, puis je l’avais mise à l’abri dans une cage isolée et j’avais couru après le vétérinaire pour qu’il daigne venir l’examiner. Juste après, j’avais dû recommencer avec une panthère après qu’une tigresse blanche décide de mettre bas. Deux heures de travail plus tard, je pouvais faire ma tournée de nourriture du soir. Ensuite j’avais continué les soins pour enfin finir de rentrer les animaux. J’avais cru partir avec seulement quarante minutes de retard mais un loup blessé m’avait empêché de partir. Normalement, je ne m’occupais pas des canidés, puisque je suis soigneuse félin, mais là comme j’étais sur place et qu’il ne s’agissait que de désinfecter une blessure à la patte, je m’étais dévouée. Quitte à faire des heures sup, autant en faire plusieurs ! Avec tout ça, il était près de 20h quand je pus enfin espérer rentrer chez moi. J’avais couru toute la journée, j’aurais normalement dû ne vouloir que rentrer prendre une douche et me coucher. Mais je ne suis pas quelqu’un de normal. Après cette journée stressante j’avais besoin d’un peu de liberté, or il n’est que deux façons pour moi de me sentit libre. Soit je faisais vrombir ma moto à des vitesses incroyables, mais il me fallait alors quitter la ville pour ne prendre aucun (ou à défaut nettement moins de) risque. Soit je partais voler. Depuis que je suis animorphe, le vol est une passion. Cela peut sembler logique mais c’est un véritable hobby, voir même plus que cela : une drogue ! Le zoo était désert, ce qui était troublant parce qu’en général c’est un lieu animé, par les visiteurs ou les employés. Mais c’est vrai que lorsque les portes sont closes au public et que les gardes des soigneurs sont achevées, c’est un lieu très calme ; l’idéal pour se transformer sans être vue. Regagnant le parking, je posais mes affaires dans les sacoches de ma moto, que je garais toujours en retrait : à l’abri des regards et des convoitises. Un tel bijou fait forcément des envieux… Du coup, je pus me déshabiller l’air de rien puis me transformer et prendre mon envol. Sentir le vent sous mes ailes me fit un bien fou, mais percevoir l’odeur nauséabonde d’un vampire à proximité me fit sursauter. Bon sang c’était bien ma veine ! Comme si je n’étais pas suffisamment fatiguée !! Je ne pus hésiter plus d’une demi-seconde puisqu’un cri retentit. Le vampire n’était pas seul, et je n’avais d’autres choix que d’agir. Décidément, il s’agissait bien d’une journée de folie ! |
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 | Sujet: Re: Une fin de journée dont je me serais bien passé ! [PV Dean B. ] Ven 19 Nov - 10:44 | |
| Depuis qu'il était arrivé en ville, la poisse ne quittait pas Dean. Tout d'abord, la pluie s’était mise à tomber, une de ces pluie fine, mais constante, qui vous mords chaque parcelle de peau exposée comme un millier d’aiguille. Lui qui détestait la pluie, il était servit. A la pluie s’ajoutait l’amabilité du peu de personne qu’il avait croisé. C’est comme si tout le monde se méfiait des étrangers ici. Dean se laissa aller à penser que cela devait être le look, qui oscillait entre ancien détenu de prison et caïd de banlieue. Et comme si cela ne suffisait pas, le jeune homme avait rendez vous avec son contact dans une ruelle sombre et sordide non loin du zoo, comme en comptait tant cette ville. Comme à son habitude, Dean avait jugé bon d’arrivé en avance. Arrivant sur place à 21h, avec une bonne heure d’avance, faute de n’avoir rien de mieux à faire, Il décida d’attendre légèrement à l’écart, tout en aillant vue sur l’entrée de la ruelle. Vers 21h20, deux jeunes à peine majeur, un mec et une fille, s’engouffrèrent dans la ruelle. Se désintéressant de ce qui allait se passer, Dean repensa aux avertissement que l’homme mystère lui avait transmise à propos des vampires.
« Tu doit absolument savoir que contre un vampire, si tu es seul, tu n’as aucune chance. Les chasses au vampire s’organisent avec une dizaine de personne minimum. Ce chiffre peut aller jusqu'à des centaines pour un vampire millénaire. Retiens bien ceci : les vampire sont plus rapides, plus fort, et plus cruels que les humains. Il se régénèrent plus vite que n’importe quel être vivant sur cette planète. Mais attention, ils ne sont pas immortels. Plusieurs moyens sont bon pour les blesser, ou les tuer. Outre le bon vieux pieux en bois, le soleil et l’immolation, on à pu trouver d’autres armes létales pour eux. Avec le modernisme, on a les grosses lampes a UV, qui leur fait le même effet que le soleil, mais a moindre échelle. D’après l’un de nos chasseurs, il faudrait 4 bonnes minutes pour réduire un vampire en cendre par cette méthode. Soit au moins 3 minutes 45 de trop. Du coup, on l’utilise surtout pour se protéger. Des gros spots à UV découragent la plupart des vampire de passer dans le faisceau lumineux. Mais la méthode la plus rapide et efficace reste le bois. Balles en bois, chevrotine à échardes et grenade à copeaux font partie des grands standards dans les chasses. Mais le summum, ca reste l’arbalète avec des carreaux en bois sculpté, trempé dans l’huile, et enflammée avant le tir. C’est la plus grande hantise des vampires. Malheureusement, cela reste une arme lente à charger, et difficile à manipuler, ce qui fait que peu de personne l’utilisent. Vu que tu fait partie d’Orion maintenant, je pense que je peut largement de filer ceci. C’est ce que l’on appelle la boite d’accueil. Elle contient une boite de balles en bois, un boite identique avec des balles chemisées en argent, deux grenades à copeaux, deux autres au nitrate d’argent. Il y a aussi un pieu en bois, ainsi qu’une dague en argent. Comme tu le devine, il y a ce qu’il faut pour traquer vampire et lycans. A toi d’en faire bon usage. Si jamais tu as besoin de renouveler ton stock ou d’avoir un autre type d’équipement, n’hésite pas à demander à ton nouveau contact. »
Ce discours remontait à quelques heures déjà, et cela faisait un bon moment que Dean avait modifié le contenu de certains des chargeurs de ses armes. Sur les trois Beretta 92f qu’il avait avec lui, un seul avait réussi à garder son contenu intact. Les deux autres s’était retrouvé l’un avec un chargeur de 15 balles en bois, tandis que l’autre avait troquer ses munitions standard contre des balles chemisées en argent. Chacune des deux armes modifiée avait en plus du chargeur engagé dans l’arme deux autres chargeurs supplémentaires avec le même type de munition. Le jeune homme se savait armé, voir même surarmé. Mais des bruits de lutte le sortirent de sa torpeur. L’oreille aux aguets, il ne mis pas longtemps à déterminer que cela venait de la petite ruelle, ou il n’y a pas deux minutes le jeune couple s’était engagé. Sans se presser, Dean se déplaça vers la ruelle, son arme standard à la main. Lorsqu’il découvrit ce qui se passait, il ne fut pas déçu du spectacle. Les deux adolescents, à moitié nus, avait été interrompus dans leurs ébats par un autre garçon de leur âge. Visiblement, cela n’enchantait vraiment pas le couple, et le perturbateur se vit agressé verbalement par l’autre jeune homme, qui avançait vers lui le poing serré. Un léger sourire apparut sur le visage du pauvre bougre qui allait se faire cogner, révélant des dents blanches alignées impeccablement. Sauf que ses canines étaient un peut plus longues que la normale. Dean en resta bouche bée, contrairement à l’adolescent menaçant toujours le vampire. La scène suivante se passa rapidement. Le vampire sauta sur son agresseur en le renversant au sol, Dean ajusta son arme et tira deux coups de feu. Le premier coup de feu atteignit le vampire à l’épaule, mais le deuxième manqua de peut la tête. Surpris, le vampire leva la tête ce qui lui valu un crochet de la part du jeune homme sur lequel il était assis. Dean en profita pour changer d’arme, récupérant celle avec les balles de bois. Réalignant son arme sur son ennemis après l’avoir brièvement quitté des yeux, il fut étonné de voir ce dernier assommant littéralement son adversaire de coups de poings alors que sa blessure à l’épaule cicatrisait à vue d’œil. Le regard de Dean croisa celui du vampire, et ce dernier lui lança un sourire sadique, dévoilant ses deux canines proéminentes, qu’il plongea dans le coup de sa victime qui poussa un hurlement de douleur. Mais la seconde d’après ce fut au tour du vampire de hurler, blessé à la cuisse et à l’abdomen par les deux balles en bois que venait de tirer Dean. Ne demandant pas son reste, le vampire lâcha prise, et fit demi tour à une vitesse inouïe. Dean s’avança vers le garçon gisant sur le sol, ne percevant qu’en fond sonore les hurlement de terreur de la jeune demoiselle apeurée par ce qu’elle venait de voir. D’un rapide coup d’œil, il vit que le garçon respirait encore. Ses jours n’étaient donc pas en danger, mais il perdait beaucoup de sang. Cherchant des yeux de quoi panser la blessure, il ne trouva rien de mieux que le joli petit décolleté qui trainait négligemment sur une rambarde. Le policier s’affaira rapidement à endiguer l’hémorragie, puis se tourna vers la jeune femme.
- Appelez d’urgence la police et les secours. Expliquez leurs que vous avez été agressé par un détraqué mental, et que je lui cours après.
L’instant d’après, Dean traquait les traces sanglantes que laissait le vampire blessé derrière lui. Visiblement, celui-ci, se dirigeait vers la ville. Le sang de Dean ne fit qu’un tour. Si jamais ce vampire arrivait en ville avant qu’il ne puisse mettre la main dessus, il n’y aurait pas qu’un blessé grave cette nuit, mais peut être plusieurs morts.
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|  | | Ambre McLean« Les apparences . . . » ♦ Messages: 743 ♦ Avatar: Deborah Ann Woll ♦ Âge: 23 ans / 75ans ♦ Citation: "On ne voit bien qu'avec le coeur" St Exupéry
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 | Sujet: Re: Une fin de journée dont je me serais bien passé ! [PV Dean B. ] Ven 19 Nov - 12:59 | |
| | Spoiler: | | | HRPG : J'adooore ton post ! |
Je mis moins d'une minute à localiser le lieu de l'agression. Il s'agissait d'une des nombreuses ruelles que compte Everstown. Construite sur l'ancien modèle médiévale de petites rues, remodelée dans une sauce plus hyppodaméenne, la ville regorgeait de ce type d'espaces confinés, mal éclairés, et nécessairement tendancieux. Si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais mis de la lumière partout, parce que la lumière, si elle n'y suffit pas, est tout de même garante de sécurité. Certes, on fait mieux sur le plan des économies d'énergie, mais il n'aurait eut que les vampires, lycans et malfrats pour s'en plaindre ! Cela faisait longtemps que j'avais cessé de croire en un monde parfait. Bisounoursland était un fantasme que j'avais abandonné dès lors que j'étais venue habité à Edimbourg, quittant ainsi mes Highlands. N'allait pas croire qu'il n'y ait aucun crime dans les Hautes Terres d'Ecosse, mais je n'en avais jamais vu. Quelques accidents de voitures, certes, des "on dit" et quelques histoires, mais rien de probant avant que je ne m'installe dans la capitale Ecossaise pour faire mes études. Cambriolée une fois, témoins de nombreuses agressions et autres incivilités, j'avais développé une certaine rancoeur à l'égard des villes, comme si le simple fait d'y habiter rendait les gens méchants. Mais peut-être n'était-ce là que la cause de la déshumanisation que causent les grandes villes, du manque d'attention et surtout du sentiment d'impunité que fournit la masse. Si les zoo ne s'étaient pas situés en ville, conditionnant ainsi mon travail, et si je n'avais pas eut pour mission de protéger les humains, je crois que je serais tout simplement retournée à mes Highlands, loin de tout. Pour l'heure, j'aurais voulu l'être, loin de tout. Depuis mon échec cuisant à vaincre Léandre, je me méfiais beaucoup des chasses en solitaires, mais je ne pouvais pas non plus rester insensible à ce qui se déroulait sous mes yeux. Un couple se faisait attaquer par un vampire. J'allais plonger pour intervenir lorsque des coups de feu retentirent, coupant au dernier moment mon mouvement de plongée. Surprise, j'élargis mon point de vue et découvrit un homme armé d'un pistolet. Si l'impulsion était louable, cet inconnu allait me poser quelques soucis. Déjà parce qu'il me fournissait une personne de plus à protéger (et je sais d'expérience que les gens peuvent avoir toutes sortes de réactions sous le coup de la panique ce qui était pénible à gérer), mais aussi parce qu'il aurait été malheureux qu'il prenne également peur de moi et décide de me tirer dessus, ce qui signerait notre arrêt de mort à tous. Le vampire, surpris, n'en planta pas moins ses crocs dans le cou du jeune homme et je me retins de justesse de pousser un petit cri d'énervement. Pas question d'attirer l'attention si près de mon lieu de travail ! Tournoyant toujours au dessus de la scène, je luttais contre mes deux impulsions primaires : attaquer ou restrer prudente, puisque je ne servirais à rien blessée ou morte. D'autres coups de feu retentirent mais cette fois-ci l'homme avait changé d'arme et surtout le vampire réagit différemment. Surprise, je fixais plus précisément mes yeux sur les blessures et ce que je vis me stupéfia. Ce que le vampire arracha de sa chaire n'était autre que des balles... En bois ! Interdite, je considérais sous un oeil neuf l'inconnu qui, alors que le vampire s'enfuyait, s'avança vers la victime, et se pencha sur elle. Considérant qu'il avait rempli sa mission, je me mis en tâche d'accomplir la mienne, à présent que le vampire se tenait à l'écart. Suivre la créature était nettement plus aisée quand on la voyait d'en haut. Cette perspective annulait toutes les autres, y compris les tours et détours qu'offrent le réseau de petites rues. Dès que l'espace fut suffisamment dégagé pour me laisser une marge de manoeuvre en considération de ma taille, je passais à l'attaque, avec un étrange sentiment de travail d'équipe retrouvé, même si je ne savais rien de l'inconnu aux balles de bois. La meilleure façon d'attaquer un vampire est de l'attaquer par surprise aussi je plongeais en piquet droit sur lui et ne me redressais qu'à l'ultime instant. Mes serres plongèrent profondément dans sa chaire et d'un coup je lui arrachais pas moins que les deux bras. Hurlant d'une douleur compréhensible, le monstre tomba à genoux, le temps pour moi de me rétablir et de planer sur quelques mètres. J'allais pivoter pour lui faire face mais comme un boulet de canon le vampire me fonça dessus, tête la première. Il devait avoir compris qu'il n'avait rien à perdre. Je heurtais un immeuble avec une violence qui me surprit. Jouant de mes serres, je repoussais la créature avant qu'elle n'ait le temps de me mordre, ou de me faire du mal. Quoique légèrement sonnée, je pus redecoller et m'installais à une hauteur confortable de cinq mètres environ du sol. Aucun vampire, blessé de surcroît, ne peut voler aussi haut. J'aurais volonties achevé mon travail, mais ma tête se mit à tanguer dangeureusement et je dus focaliser tout mon attention sur mon vol, pour ne pas m'écraser. J'avoue que je n'avais rien prévu à la suite... [/color] |
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 | Sujet: Re: Une fin de journée dont je me serais bien passé ! [PV Dean B. ] Jeu 9 Déc - 12:58 | |
| Cela faisait déjà quelques minutes que Dean parcourait la ville en scrutant le sol, suivant les traces sanguinolentes de sa proie. Il aurait pu croiser le pape en personne qu’il ne l’aurait même pas vu. Le jeune homme parcourait le dédale de ruelles en courant, manquant de renverser le peu de personne qu’il croisait a chaque croisement. Dean ne connaissait pas la ville, et pourtant il s’y enfonçait toujours plus profondément n’écoutant que le martellement sourd de son cœur dans sa poitrine. A chaque enjambée qu’il faisait il savait qu’il se rapprochait de sa cible, et pourtant celle-ci semblait s’éloigner au fur et a mesure que la course poursuite durait. Les poumons en feu, Dean vérifia son arme une énième fois, tout en bifurquant encore une fois. Ce n’est qu’en relevant les yeux qu’il vit le spectacle qui se jouait devant lui.
La première chose que le jeune homme put voir, c’était le vampire. Le même vampire qui venait d’attaquer le jeune couple quelques instants auparavant, avec ce petit rictus qui s’était transformé en un horrible sourire machiavélique. La seule différence avec celui qu’il avait blessé, c’est que ce vampire la n’avait plus de bras. La créature n’aurait pas été aussi dangereuse, la situation aurait pu être risible. Braquant son arme vers le vampire, Dean s’aperçut qu’une ombre gigantesque planait au dessus de la ruelle. Levant légèrement la tête, il vit un aigle immense planer au-dessus de la ruelle. Visiblement, le grand volatile avait lui aussi remarquer l’arrivée du jeune homme, contrairement au vampire qui restait visiblement obsédé par l’oiseau. Les yeux de l’oiseau et ceux de Dean se croisèrent, et le flic fut surpris de croiser un regard si… humain. Il détailla rapidement l’animal. Outra sa taille démesurée, plusieurs détails paraissaient surnaturels. Tout d’abord, le vampire ignorait totalement son premier agresseur pour se focaliser sur un oiseau géant. Ensuite, les serres de l’animal étaient souillées par le sang, et quelques plumes cassées tombaient en direction du sol. Le regard de Dean se reporta sur le vampire. Ce dernier avait quelques plumes sur les habits. Le flic tenant toujours en joue sa cible, il remarqua quelques mètres plus loin les deux bras arrachés au vampire qui gisaient au sol, dans une marre de sang.
Les événements commençaient à s’enchainer dans la tête du jeune homme : Visiblement, le vampire avait été attaqué dans sa fuite par l’aigle, qui l’avait privé de ses deux bras. La lutte fut de courte durée, mais non pas sans heurts, comme le témoignait les plumes volantes. Les rouages se mettaient en place, et les réponses aux questions que Dean se posaient soulevaient d’autres interrogations. Comment un vampire aux sens si aiguisés avait il pu perdre face à un animal ? Et d’où venait cet oiseau gigantesque ? Pourquoi avait il attaqué le vampire ? Toutes ces questions se mélangeaient dans la tête du flic, à tel point qu’il les chassa de son esprit avant de remettre en joue le vampire. Cette fois ci, il n’y aurait aucun coup de sommation, et Dean prit le temps de viser sa cible qui s’apprêtait visiblement a sauter sur le grand rapace. L’index appuya 5 fois sur la gâchette. Le canon du Beretta cracha 5 balles en bois, qui allèrent se figer directement dans le dos du vampire, qui s’écroula au sol dans un râle de frustration extrême. La créature remuait encore au sol, mais était incapable de se relever, aillant encaisser trop de blessures. Impossible pour elle d’extraire les balles, elle n’avait plus de bras. Dean s’avança prudemment vers sa victime, surveillant du coin de l’œil l’aigle, qui s’était posé sur le toit voisin et observait la scène avec attention. A quelques pas du vampire, Dean tira deux balles de plus, qui achevèrent de clouer au sol la vile créature. On pouvait entendre sa respiration saccadée. Vu son état, elle ne pourrait pas quitter les lieux avant le lever du soleil, et finirait donc par mourir. Mais Dean savait très bien qu’un pauvre animal passant à portée des crocs du vampire pourrait changer la donne, et sauver le tueur sanguinaire. Dean se dirigeât vers un coin ou s’entassait quelques ordures, et fouilla l’intérieur. Il revint quelques secondes plus tard, armé d’une tringle à rideau en bois qu’il cassa le long d’un mur. Récupérant la plus grande des deux parties, il se dirigea vers le vampire. Sans aucune forme de procès, il enfonça le pieu improvisé dans le cœur de sa victime qui poussa un dernier hurlement d’agonie, avant de mourir. Définitivement. Dean ne réalisait pas encore qu’il venait de tuer son premier vampire. Toute la tension qui s’était accumulée depuis les premiers coups de feu retomba instantanément Pour la première fois depuis son arrivée en ville, Dean savoura le vent glacé qui lui fouettait le visage. Relevant la tête, il regarda en direction du toit ou il avait vu pour la dernière fois le grand rapace.
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|  | | Ambre McLean« Les apparences . . . » ♦ Messages: 743 ♦ Avatar: Deborah Ann Woll ♦ Âge: 23 ans / 75ans ♦ Citation: "On ne voit bien qu'avec le coeur" St Exupéry
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 | Sujet: Re: Une fin de journée dont je me serais bien passé ! [PV Dean B. ] Jeu 9 Déc - 17:09 | |
| Je n'étais pas blessée, mais le choc m'avait quand même bien sonnée. C'est pourquoi j'avais repris une hauteur confortable pour me laisser le temps de retrouver mes esprits ; un temps que je pouvais m'attribuer sans risques étant donné que le vampire hurlait toujours de douleur dessous moi et qu'il était bien incapable de faire quoi que ce fut. Il semblait avoir compris qu'une fuite serait inutile. Je ne prenais aucun plaisir à entendre les cris de la créature si monstrueuse fût-elle. Je ne savoure jamais la douleur. En général j'essaie de tuer du premier coup, ou au moins rapidement. D'ailleurs, j'allais me remettre au travail pour abréger les souffrances du monstre mais une arrivée impromptue me coupa dans mon élan. L'homme au pistolet avec des balles de bois nous avait rejoint. Je me demandais pendant une seconde ou deux comment il avait fait puis je jugeais que c'était sans importance. Bien que visiblement empreint de bonne volonté, cet étranger me compliquait la vie. A nouveau, j'hésitais entre deux pulsions : l'attaque ou la prudence. Mon regard croisa le sien et il sursauta. En me mettant à sa place, je pouvais nettement admettre qu'il y avait de quoi. Certains le savent : les aigles sont des oiseaux migrateurs. En hiver, ils descendent au sud chercher chaleur et jour et ne reviennent qu'au printemps. De plus, les aigles vivent dans les montagnes et ne fréquentent absolument pas les villes. Voilà pourquoi ma présence ici, en cet après-midi hivernal, était doublement incongrue. Sans parler de ma taille, qui n'avait rien de comparable avec un rapace normal. Si en plus l'étranger comprenait (et je croyais bien que c'était ce qu'il était en train de faire à juger par l'enchaînement de ses regards) que j'avais attaqué le vampire, on pouvait aisément admettre que le pauvre soit plus qu'incrédule. Il se reprit toutefois et mit à nouveau en joue le vampire (ou du moins ce qu'il en restait). Je notais au passage que l'homme m'avait distrait à tel point que la créature se préparait à m'attaquer et que je ne l'avais pas même remarqué.
*Un jour, tu vas avoir de sérieux problèmes à jouer ainsi avec le feu Isleen !*
Il tira cinq fois et ne manqua pas une fois sa cible qui tomba au sol. Jugeant qu'il était inutile que je me fatigue plus avant à maintenir un vol quasi stationnaire, et sentant mes ailes commencer à me brûler, j'allais me poser sur le toit d'un immeuble en me ménageant un angle parfait de vue. J'observais la suite avec une curiosité non dissimulée. L'homme partit fouiller dans un tas d'ordures voisin et je ne saisis sa démarche que lorsqu'il en ressortit avec un objet de bois à la main.
*Futé !*
La suite semblait logique et elle se déroula sans la moindre encombre. Le vampire mourut d'un ultime assaut et l'homme sembla légèrement en état de choc. Je fronçais les sourcils que je n'ai pas vraiment sous ma forme animale et poussais un petit cri sans m'en rendre compte, comme pour le faire réagir. Avait-il été blessé ? Je ne voyais guère comment, mais je l'inspectais du regard pour m'assurer que ce n'était pas le cas. Finalement, j'en conclus que l'homme accusait simplement le coup de ce qui venait de se passer. Avec un soupçon de recul je trouvais ça normal. Après tout, cela faisait près d'un an que je chassais ; j'étais donc habituée à voir des vampires mourir. Mais pour un néophyte, cela pouvait secouer.
*Oui enfin un néophyte avec un pistolet parfaitement adapté et qui savait parfaitement ce qu'est un vampire, sans quoi il n'aurait jamais eu l'idée de lui planter un pieu droit dans le coeur.*
Certes. Tout cela attisait ma curiosité mais je ne savais pas vraiment comment m'y prendre pour "prendre contact" avec lui. J'hésitais tout autant sur le fait de lui parler ou pas. Après tout, d'un côté nous étions dans le même camp, mais d'un autre je ne savais rien de lui.
*Mais si tu ne lui parles pas tu ne sauras jamais rien de lui*
Dilemne, dilemne. Toujours perchée sur mon immeuble, je croisais à nouveau son regard. Je pense qu'il reflétait les mêmes questions que je me posais en cet instant. Poussant un léger soupir je décidais de lui laisser le choix. De toute façon, il était hors de question que je me transforme comme cela, au beau milieu de la rue, et que je me retrouve nue, sans armes aucunes face à lui. Mes seuls avantages, je les possédais sous ma forme animale. En tant qu'humaine, je n'étais qu'un frêle poids plume, surtout comparé à lui. J'allais donc prendre mon envol et lui laisser le loisir de me suivre lorsque mes plans se trouvèrent complètement bouleversés. Un violent coup me scia le dos et je basculais dans le vide. Le temps que je batte des ailes comme je pus, je vis un second vampire tomber sur le côté, destabilisé par les mouvements maladroits de mes ailes. Je supposais qu'il s'agissait d'un vampire parce que je ne voyais aucun humain me pousser ainsi par surprise avec une telle force. Me rattrappant comme je pus, je m'écrasais piteusement au sol dans un craquement sourd. La douleur fusa et je compris que je venais de me briser l'aile droite, au niveau de ce qui correspond à mon épaule humaine. Je poussais un cri de douleur et de rage et dirigeais mes serres vers le vampire (ou plutôt devrais-je dire la vampire) qui passait à nouveau à l'attaque. Autant l'avouer : c'était plutôt mal barré. Les rapaces ne sont absolument pas faits pour le corps à corps au sol, mais il m'était impossible de m'envoler. Restaient mes serres... Et ma bonne étoile, si toutefois j'en possédais une. C'était le moment où jamais de le savoir.... |
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